les masques et les plumes

Voici un article d’une jeune volontaire du chantier international réalisé par les associations Base Nature Vercors, Jeunesse et reconstruction, Balafon et La malle aux libertés :

Tout est parti d’un titre, Le grillon et le griot. De là, il restait à écrire l’histoire et trouver le message que nous souhaitions transmettre. On a réfléchi ensemble en parlant de différentes musiques engagées qui critiquent ou dénoncent des faits de société comme le racisme ou encore les migrants.

 Yeliké Camara et Pascaline Thiollière, de l’association Fonbala, nous accompagnaient sur scène avec deux balafons, instrument de musique guinéen. Il fallait ensuite déterminer le caractère des personnages principaux qu’était le grillon et le griot. 

Le grillon vit sur une terre aride où la famine est chose courante. Il passe la plus grande partie de son temps enterré dans son trou noir et peut difficilement en sortir à cause des lézards et des araignées. Étant l’aîné de la famille, il se doit de traverser la rivière afin d’essayer de trouver une vie meilleure, il semblerait que de l’autre côté se trouve de l’herbe verte, de la nourriture en abondance et la liberté d’expression.

Après avoir défini l’intrigue, on a attribué les rôles, fait les décors et construit les costumes. On a utilisé du carton qu’on a peint pour les pattes des fourmis, du grillon, et du cafard et des casques pour leurs têtes. J’ai trouvé que travailler sur les costumes de son personnage permettait de mieux se l’approprier. On a ensuite pensé ensemble à la mise en scène de la pièce. 

La représentation se faisait devant un public composé de beaucoup d’enfants et de familles. Jouer devant eux était très stimulant et procurait l’envie de donner le meilleur de soi même. Le fait de bouger et de se déplacer non plus comme un humain mais comme un insecte était la partie que j’ai trouvé la plus dure dans la représentation. Le plus surprenant était la réaction du public à la fin et l’ambiance qui s’est créée grâce au balafon et au djembé. On a finit tous rassemblés sur scène en dansant en rythme avec les instruments.

Pouvoir participer du début à la fin à la confection de la pièce et la jouer en compagnie des balafons était une super expérience. Avant, je n’aurais jamais cru être capable de réussir à monter tout un spectacle en deux jours. Ce séjour m’a non seulement prouvé le contraire, mais m’a aussi démontré l’importance de l’esprit d’équipe, de la cohésion de groupe et de l’entraide. Jouer sur scène devant un public, les applaudissements et entendre ce que les spectateurs en ont pensé après la représentation faisait partie de la récompense de tout notre travail fourni.

Clémence, 17 ans volontaire au chantier de base nature Vercors

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